Art Rock 2022

Jour 1

Cela fait deux ans que Poulain Corbion n’avait pas vibré aux sons d’Art Rock et le public était au rendez-vous pour lancer cette édition 2022. Dès l’ouverture, un grand nombre de personnes était présente ur le site du festival pour ne pas louper une miette des réjouissance mais hélas, un très gros orage est venu gâcher le début de la fête, en noyant quasiment toute la ville. Miraculeusement, les concerts ont pu continuer et le public a répondu présent malgré les conditions dantesques.

Côté concert, l’ouverture du festival est lancé par Asa, un grain de voix unique et des rythmes soul, folk sous influence reggae. Parfait pour lancer Art Rock.

Sur la scène B, c’est Agav, les filles & Christopher, groupe accompagnée par Bonjour Minuit (la salle de musique actuelle de Saint-Brieuc) et par Art Rock, qui est chargé de débuter. Une pop fraîche sur des air, musique légère et aérienne fait danser le public.

Première artiste très attendu, c’est Gazo qui prend possession de la grande scène. C’est un rap tendu et nerveux que le maître de la Drill nous propose. Le public répond présent malgré les trombes d’eau qui s’abattent sur la foule. C’est une grosse énergie qui explose sur Poulain Corbion.

On continue de naviguer entre les deux scènes pour découvrir Sopico et son rap électrique. Accompagné par sa guitare, il dégage une belle énergie entre riffs de guitare et flow rap. Assez surprenant mais un beau mélange de style. C’est incisif .

Grosse première tête d’affiche monter sur la grande scène, The Limiñanas, duo composé de Lionel (guitare) et Marie (batterie) Limiñanas, nous présente leur nouvel album rock garage De Peilicùla. C’est un rock garage psychédélique avec une grosse présence de la guitare. Belles projections en fond de scène pour accompagner le groupe.

Retour dans les années 80 avec Yan Wagner sur la scène B qui nous présente une pop teintée de funk et une voix à la Daho. Tantôt aux machines et à la guitare, c’est une pop dansante qui fait danser la foule.

Attention, accrocher vos ceintures, c’est Phoenix qui débarque sur la grande scène. Le groupe de Versailles, nous distille une pop rock, plutôt rock d’ailleurs. A grand coup de batterie, ils débutent leur set. Ils nous propose un mélange de leur plus grand succès et du nouvel album qui devrait sorite en fin d’été. C’est un grand spectacle son et lumière qui nous ai proposé. Le public ne sait pas trompé en restant très nombreux devant la scène malgré les intempéries de début de soirée. Pour ma part, je reste assez bluffé par leur prestation et leur show.

Avant de partir, je passe par le Forum, pour découvrir les brésilien de Teto Preto. Assemblage de musique brésilienne traditionnelle et d’électro underground, le collectif nous présente une performance scénique naviguant entre dubstep, acidtrance, punk et techno.

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Jour 3

N'ayant pas pu assister à la seconde journée, je repars ce dimanche pour le jour de clôture du festival avec une belle affiche. Au programme Kim Gordon (ex-Sonic Youth), Peter Doherty & Frédéric Lo, Clara Luciani pour ne citer qu'eux.

Pour commencer la dernière journée de ce festival, c'est Kim Gordon qui monte sur la grande scène. Ancienne leader du groupe rock New-Yorkais Sonic Youth dans les années 80, elle remonte sur scène en solo. Après le punk-rock de ses débuts, elle oscille entre noise et musique expérimentale. Look très sobre : chemisier de satin et pantalon de cuir noir, elle récite ses textes sur des mélodies assez plates ne donnant pas envie de bouger. Le public reste, d'ailleurs, assez dubitatif et à du mal à se plonger dans cet univers noir.

Sur la scène B, on enchaîne avec Jäde. Jeune fille à l'allure frêle, à la voix suave et mielleuse,  étoile montante du R'n'B  ambiance le public avec des mélodies rap. Les premiers rangs sont déchaînés et communique avec la chanteuse lyonnaise, sans doute car ses textes racontent sa vie et cela parle à ces fans.

Les concerts s'enchaînent d'une scène à l'autre et c'est au tour de Jane Birkin de fouler la grande scène. Debout appuyée à un tabouret, la muse de Gainsbourg, débute son tour de chant pour ses succès solo. Mais il faut attendre les reprises des morceaux de "Melody Nelson", album mythique de Serge Gainsbourg, pour que la foule nombreuse accompagne la chanteuse dans son tour de chant. Très beau moment de nostalgie.

Sur la scène B, c'est de nouveau une jeune femme du nom de Kalika qui prend possession des planches. Et elle compte bien y mettre le feu. A peine commencé, elle saute, crie. Ça déborde d'énergie. Parole crues, dextérité rythmique, danse survitaminée, l'électro-pop de Kalika défonce tout sur son passage. C'est une vraie tornade qui souffle sue Saint Brieuc. 

Un peu de calme avec la poésie de Peter Doherty & Frédéric Lo. Ce duo franco britannique, nous joue son album "Fantasy Life of Poetry and Crime". Guitare sèche et Pete Doherty au chant avec son imper et son chapeau, les deux s'accordent parfaitement. On ressent la complicité qu'il y a entre les deux hommes. A l'écoute de "The epidimiologist", une des plus belle chanson de l'album, on se laisse emporter par ce piano qui donne le ton, on est berçé par la voix impeccable de Pete. Le temps est suspendu sur Poulain Corbion. Un beau moment de cette édition.

Les Rennais de Gwendoline avec leur chanté-parlé sont très attendu sur la scène B. Une foule assez compact et très excitée se masse devant la scène B. Dès les premières notes, l'énergie se libère dans la foule et ça ne tarde pas à entamer des slams. Textes incidifs, auto-dérision sur une coldwave sombre sont le cocktail détonnant de leur succès.

Le public est venu en masse pour voir Clara Luciani. Sans surprise, c'est de la variété qui déferle sur Poulain Corbioin. Grosse scénographie et lancé de confetti. Ça danse, ça chante, c'est une belle ambiance disco. Tout rappelle les année 80, patte d'eph, tenue type boule disco. Bien entendu, Clara Luciani reprend tous ses tubes qui l'ont fait connaitre. C'e n'est vraiment pas ma tasse de thé masi il faut avoué que le public est aux anges.

Petite curiosité du festival, Makoto San, joue une électro avec des sonorité japonaise sur des percussions en bambou. Caché derrière des masques, les membres du groupe ont une scénographie aux millimètres. Leur musique est déroutante comme peut l'être la culture japonaise avec un mélange de tradition et de modernité. Assez déroutant. 

Dernier concert de la soirée, c'est le rappeur LayLow qui va clôturer les festivité. Très attendu par la partie la plus jeune du public, il fait une entrée fracassante au dessus d'un cube de LED. Le garçon déborde d'énergie et ne tient pas en place comme son public qui est en osmose avec l'artiste. Ça pousse fort derrière les crashs. C'est un rouleau compresseur qui va dérouler jusqu'à la fin du set. Je quitte le festival sur cette énergie débordante. 

Après ces deux jours passés à Art Rock, la première chose qui me vient à l'esprit, c'est le bonheur sur les visages. Le public avait hâte de  retrouver l'atmosphère du festival et Art Rock a mis les petits plats dans les grands pour satisfaire son public. Vivement l'année prochaine pour retrouver le festival avec une nouvelle programmation.


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